| Peu après son retour à la vie civile à l’issue la guerre de 1870, Louis Edouard Plantet fonde à Aÿ un atelier d’imprimerie en 1883. |
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| Les travaux vont s’orienter très vite sur des impressions de qualité : habillages Champagne, menus, bagues de cigares, pour certaines dorées à l’or fin, étiquettes de vin de Porto, sur lesquelles figurent des fac-simile de médailles et distinctions. |
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Les moyens employés sont la typographie, la lithographie, et la dorure. La dorure à l’or fin posant quelques problèmes de fabrication, le fondateur imaginera un procédé qui permette de fixer une poudre de bronze (l’Or de PARIS) sur la feuille de papier ; |
| la "Machine à bronzer et à épousseter" sera brevetée en 1906. |
Alfred Edouard Plantet, prolongera l’indéniable vision technologique de son père en dotant son usine d’une presse offset dès 1925. Soit très largement avant nos concurrents.
La S.A. Imprimerie Edouard Plantet – maison fondée en 1883, est constituée en 1930.
A cette époque, la Maison Plantet emploie jusqu’à 120 personnes dans les bâtiments actuels, dont le meilleur graveur de France, qui œuvrent sur six presses lithographiques Marinoni & Voirin dites « machines plates » douze presses à reports Marinoni & Voirin dites « bêtes à cornes » trois machines à bronzer, trois presses à estamper, deux machines à vernir, deux presses à timbrage, une presse offset Man, trois presses typographiques. Elle imprime pour toutes les grandes Maisons de Champagne. Et l’offset se révèle être un fabuleux atout ; il sera imprimé chez Plantet des produits en sous-traitance pour Debar, Reims aujourd’hui disparu, sur lesquels la litho n’était plus concurrentielle.
Jean Plantet s’attellera lui-même à l’électrification des ateliers dans les années 30 pour en finir avec la transmission de la force motrice d’un gros moteur à gaz par le relais d’arbres, de poulies et de courroies. [ Les Temps Modernes ]
L’entreprise paiera un lourd tribut à la deuxième Guerre Mondiale. Monsieur Jean Plantet, alors président de la Société, est chargé de par ses responsabilités au sein du syndicat de l’imprimerie local, de négocier à Paris pour assurer les approvisionnements en papiers et matières premières, et de se battre pour le maintient de l’activité. La production continuera ainsi, et ce malgré l’effondrement d’une partie des toits des ateliers lors du bombardement d'Aÿ en 1940. Pendant leur reconstruction, ensuite.
Au sortir de la guerre, éclateront d’inévitables querelles de famille. Monsieur André Plantet, contre son propre cousin-germain, constituera ainsi son entreprise, à Mardeuil. [ LITH. A. PLANTET, MARDEUIL ]
Le développement de l’activité offset impliquera celui de la préparation des plaques d’impression. Initialement et l’Offset se nomme d’ailleurs « litho » en américain, les reports étaient faits à partir des matrices litho sur des plaques de zinc, en lieu et place de pierres pour la lithographie. A l’arrêt de la dernière presse Litho en 1955, on a remplacé les matrices de pierre, fragiles, lourdes et encombrantes par des films transparents, et les presses à reports litho, par une machine à répéter photo-optique. En 1969, la première machine à répéter automatique Misomex, Suède a été spécialement adaptée à notre activité à la demande de Monsieur Hubert Plantet.
L’an 2000 en marquera l’arrêt définitif, avec l’arrivée du CTP (computer to plate).
L’intégration de cette nouvelle technologie permet en effet de réduire la consommation de films photosensibles dont le traitement (rejets potentiels de sels d’argent) avait un impact sur l’environnement mais garantit également par l’écriture directe du fichier informatique sur la plaque, le strict respect des faibles valeurs de trames, qu’un procédé optique sous-exposait ou surexposait inéluctablement. Elle s’inscrit dans une politique d’investissements massifs de renouvellement intégral du parc presses offset. Au début de 1998, une première presse Heidelberg Speedmaster 74 (4 pages) deux-couleurs remplace une presse de 1970 à mouillage conventionnel et calage manuel de la plaque. Le temps de calage, et de mise en repérage des deux couleurs est alors inférieur au temps d’accrochage d’une seule plaque sur l’ancienne presse…
Elle sera suivie fin 1999 par une deuxième presse identique, puis, début 2000, par un cinquième cylindre de même format attelé à la bronzeuse.
Pendant ce temps, le domaine de l’impression numérique est, lui aussi exploré. Un copieur Laser couleur parmi les plus performants du marché sert d’imprimante et permet en outre la réalisation d’étiquettes et d’autres documents personnalisés, ajoutant à notre savoir-faire en terme de qualité et de valorisation, celui de l’évènementiel.
près un temps de pause des investissements, 2004 marque la volonté d’intégrer l’impression offset numérique qui offre des délais de fabrication ultra-courts (votre délai en quadrichromie est alors exprimé en heures*) et l’intégration à très court terme, de l’adhésif.
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